dimanche 31 décembre 2017

Adieu 2017, que vive 2018









Attendu qu'il est de tradition d'envoyer des vœux mais de ne pas les tenir ;
Que les tenir demanderait sans doute, en temps où rien n'est certain, un effort colossal et surhumain.

Attendu que la seule chose qu'on puisse souhaiter, c'est de se construire contre vents et marées, une vie digne de ce nom ;
Une vie dont on pourrait être fier et qui sache faire large place à l'amour, à l'amitié, aux levers et aux couchers de soleil majestueux, à tout ce qui se donne et se partage dans un geste gratuit et sans retenue.

Attendu qu'hors les sentiers battus d'un commerce sans âme, il est toujours possible de vivre sans rendre de comptes à un système qui nous étouffe ;
Qu'en nous y mettant toutes et tous, il serait sans doute jouable de soulever le couvercle qui pèse sur nos épaules ;

Je ne vous souhaite rien d'autre que de savoir construire, aimer, passionnément, à la folie mais jamais pas du tout, cette vie où il nous reste tant à faire pour qu'elle soit belle pour toutes et tous ;
Que nous sachions tendre mains d'amour et de partage pour qu'aucune ni aucun d'entre nous n'ait plus à subir la violence d'être exclu ni poursuivi, dans un monde qui a besoin de toutes les intelligences pour se construire à notre mesure.

C'est pas compliqué, un sourire, un baiser échangé, une poignée de main, une porte qui s'ouvre, une buche dans le foyer, un poème au bord des lèvres, c'est pas compliqué.

Xavier Lainé

30 décembre 2017

mardi 12 septembre 2017

Partir de rien









Si tous les riens du monde
Les fainéants se donnaient la main
Renvoyant aux extrêmes cyniques
Aux corrompus gouvernants
L’injure et le parjure
Une gaieté soudaine
Enflammerait les rues
Où sur banderoles joyeuses
S’inscrirait la force de nos rêves






















13 septembre 2017


© Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits réservés

samedi 31 décembre 2016

2017



Si je devais, malgré tout, formuler quelques vœux, ils seraient résumés dans l'oeuvre ci-jointe de Valérie Néron, jaillie de mes propres mots vieux d'un an...


Retrouvez Valérie ici : http://neova.jimdo.com



samedi 24 décembre 2016

Rêverie





-Tu sais quoi ? J’ai tellement rêvé d’être là, et de regarder au ciel s’envoler les mots du coeur… J’ai tellement marché sans trop savoir… Ma vie d’enfant ne pèse pas grand chose au regard des grands… Ce n’est qu’une vie d’enfant…
- Mais c’est une vie, quand même, une vie !
- Moi j’ai la mienne et tu y mets de la lumière.
- C’est si peu d’aimer !
- C’est tant que moi, l’enfant sauvé, j’ai beaucoup à donner à mon tour, tu sais ?
- Je sais quoi ?
- Non, tu ne peux pas savoir, mais moi, je sens : je suis l’enfant triste et l’enfant gai, l’enfant perdu et retrouvé, l’enfant qui a peur du noir et de grandir, alors sur mon chemin, je disperse les petits cailloux de lumière que tu m’as logés dans le coeur… Tu crois que si je les sème tout au long de ma vie, elle pourrait être plus belle, plus vivante, partout ?
- Je ne sais pas… On tente ?

23 décembre 2016


© Texte & photographie de Xavier Lainé, tous droits réservés

mardi 29 novembre 2016

Nous avons marché







Nous avons marché.
Au fond des gorges obscures s’ouvrait havre secret.

Ici vient le fruit qui se joue des ombres.
Une eau discrète scintille entre les roches.
Parfois elle s’absente et rejaillit plus loin.

Là-haut dans la lumière en autre monde bruit.
Mais c’est une autre histoire.



Manosque, 20 novembre 2016

(c) Texte & photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés

mardi 22 novembre 2016

Automne







- Alors ?
- Alors tu sais quoi ?
- Non !
- Bé, j’m’en vais attendre…
- Tu vas attendre quoi ?
- J’vais attendre minuit.
- Ha !
- Fais pas ton naïf : c’est juste pour voir !
- Mais pour voir quoi ?
- Pfff ! Tu comprendras jamais rien !
- …







Et puis tôt le matin j’irai
J’irai flâner dans la brume
Chercher sous les feuilles rousses
Un peu de mes souvenirs
Un soupçon paisible
Qui me fasse clin d’yeux


Et puis tôt le matin m’en irai
Cueillir de ces fruits d’automne
De ces couleurs qui me donne
Un peu de vif aux joues
Lorsque le temps se fait
Bien trop maussade


23 octobre 2016


(c) Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits réservés

dimanche 18 septembre 2016

Vers apprendre



Toi que j'ai tenu si petit rescapé des naufrages
Toi dont j'ai pleuré l'absence
Toi dont j'ai béni la résurrection
Lorsque ton sourire me prenait par le bout du cœur
Toi qui ne m'es que confié
Toi qui viens d'un petit bras doux
Me prendre par le cou des sentiments muets




Toi

Te voilà cartable au dos
Doudou caché bien avant les devoirs
Curieux mais sans un mot
Qui parle par delà le verbe
Qui comprends bien avant de dire

Te voilà
Toi
Sur ce chemin

Tortueux chemin dont nous ne savons rien
Tortueux chemin qui nous mène à grandir
Chemin de connaissance et d'oubli
Qui te fera demain homme
A la proue de ton navire
Evitant peut-être les écueils de naissance




Toi

Nous te prenons par la main
Dans l'autre tenant le livre
Et tu viens dans l'aurore
Poser ta tête sur mon épaule
Faisant semblant de lire
Suivant la ligne d'un petit doigt attentif

Toi

Désormais sur le sentiers
Vers apprendre



© Texte & photographie de Xavier Lainé