dimanche 20 mars 2016

Recueillir la saison légère




J'allais par les sentiers,
Mon regard s'arrêtait au soleil du mimosa.

Puis suivais les brumes,
Veillant sur vos sommeils agités.

Une douce rosée se déposait
Au silence des herbes.

Revenant en ce monde,
Une jeune mère Michèle
Cherchait toujours son chat.









































© Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés

Petits veilleurs de printemps



Je serai l'oiseau sur la branche
Celui qui veille le déroulement
Des saisons et du temps

Je serai l'oiseau veilleur
Le moineau de vos réveils

Celui qui à tue tête vous convie
A ouvrir portes et fenêtres
Sur l'horizon léger d'une saison











© Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits réservés

dimanche 13 mars 2016

A l'Est du Nord



J'ai roulé d'Est en Est
Du Sud au Nord vu les infinies errances
Les pays sous fumées respirant à peine

J'ai roulé d'Est en Est
Me suis arrêté au Nord
Où les anges déchus
Fermaient leurs hauts fourneaux

Paradis fiscal à portée de roues
Ai regardé matin les brumes se poser
Accrochant leurs nuées au clocher
Se répandre à l'horizon des collines en souffrance

Les toits un à un
Grignotaient les pâturages
Serait temps de ralentir
Me disait le sage trop vite parti
Vers un au-delà sans nom
Où les oiseaux blessés
Reposaient leurs ailes
D'avoir trop voyagé




















































© Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés


dimanche 6 mars 2016

Jour de colère





Je suis parti sous un croissant de lune.
Au loin les nuées se déchiraient, sur les dents acérés des cimes enneigées.

J'allais d'un bon pas, hurlant en mon for intérieur toute ma rancoeur de vivre en tel pays qui ne sait voir la beauté à sa porte.
En tel pays qui demeure enfermé quand au dehors luisent lumière de fin d'hiver.

J'allais rageur, ivre de la honte lentement bue, jour après jour.
Vous dormiez derrière vos murailles closes.
Mon âme pleurait de vous proposer petites ouvertures d'esprit quand vous allez sans curiosité aucune, vaquant à vos misérables habitudes.

Les diables qui m'invitent à en faire moins, à m'enfermer à mon tour, laissant la vie s'écouler sans lucidité auraient-ils donc raison ?

J'allais d'un pas rageur, notait les yeux fermés sur les tronc muets, les bouches ouvertes sur la nuit des indifférences.

Le sentier serpentait au fil de l'eau.
Le soleil se mirait aux rangs des blés frêles.
Les vignes gravissaient les pentes.

Ma voix en dedans retrouvait les accents du grand Jacques : « Ma ville s'endormait et j'en oublie le nom... »

Colère bue, délaissais les mots en la traîne des ultimes nuées.











































































© Texte & photographies de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés.