samedi 17 novembre 2012

Arles, le soir





 Arles 1, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés

Vois ce côté plaine antique
Quelque chose qui appartient à la mer
Mais n’y retournerait jamais


Arles 2, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés


Elle puise dans le fleuve
Le fil de son histoire
La ville si peu visible
Aux courants d’autoroutes


Arles 3, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés


Elle garde ses secrets bien gardés
Aux soirs d’orage
Et de pas harassés
D’avoir trop voyagé

Elle accompagne nos ivresses
Dans un ciel d’apocalypse
Nous décoche un regard nomade
Au détour du cirque

Ici s’épanche le temps
Jamais tout à fait évanoui


Arles 4, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés



Se dressent vers le ciel
Les pensées rouges
De colère et d’effroi

En rues perdues
Se détournent les pas
Lourds des mémoires enfouies


Arles 5, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés



L’homme
Là-haut
Dans les nuées
Attend


Arles 6, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés


Ce qu’il attend se déploie
En drapeaux d’histoire
Contée toujours
Comme celle du soir
Juste avant que ciel
Embrasé
Ne s’éteigne


Arles 7, photographie de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés

Un homme passe
En des ruelles éperdues
Sa démarche suit l’œil

Il tient à la main
Le pinceau de sa vie
L’ombre prépare son tableau




Textes et photographies de Xavier Lainé, tous droits de reproduction réservés







2 commentaires:

  1. Belle ville, belles photos...On l'aime à cause/grâce à la lumière, le fleuve et la mer, on l'aime à cause/grâce à son allure, ses maisons et son cirque...

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  2. Les Alpilles, sont une série de dents
    Une série de barrières
    D'ascensions calcaires
    Sous le soleil ardent

    Qui en prend à ses aises
    Suivant la route des oliviers
    Au mistral, rien à envier
    Attendant qu'il s'apaise

    Au milieu des jaunes
    Comme s'apaisent les pentes
    Le fleuve portant l'eau lente
    De ses bras de Rhône...

    Il faut que je vous parle
    De la ville sereine,
    Sentinelle de la plaine
    --- l'antique cité d'Arles

    Au parcours de l'histoire
    A capter le soleil
    A nulle autre pareille
    Dressée dans le soir,

    Prise dans les filets,
    Attrapée comme une mouche
    Lorsque le soleil se couche
    D'eaux, l'arrose de reflets

    Quand elle reprend haleine,
    Ses maisons s'animent,
    Les ruelles intimes
    Aux pourtours des arènes

    Aux lanternes, l'éclairage
    Comme l'étape souterraine,
    La vieille dame, de l'histoire romaine
    ....ne dit pas son age...

    Puis son monologue
    S'habille de parures
    Que fait la peinture
    De Vincent Van Gogh

    Il dit, le taciturne
    Au rayons de son art,
    Les platanes des boulevards
    Et le ciel nocturne.

    La nuit étoilée
    Aux parlers chantants
    Les cyprès délirants,
    Des Alyscamps, les allées,

    Comme la Camargue est peinte
    En touches serrées
    Végétaux acérés
    Dont on garde l'empreinte.

    Arles se détend,
    et lance des défis
    A la photographie

    Et ...prend le ciel nocturne pour amant.


    RC - 10 décembre 2012











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